C'est drôle cette sensation étrange de fin d'été. Le soleil encore présent . Ici, on n'a pas trop de souci à se faire le concernant. On sait qu'il restera dans notre creux de main pendant plusieurs semaines encore. Mais cette atmosphère de "fin". Cette sensation de "rentrée de tous".
L'impression qu'une période insouciante s'achève.
Un brin de mélancolie.
Rien de bien grave. Une page qui se tourne.
La même qui donne justement cette saveur inégalable aux vacances.
Bientôt, de nouvelles saveurs feront leur apparition. Plus ocres, plus dorées. La  nature, effeuilleuse, jouera les Dita von Tiese.
Le chant des cigales a d'ailleurs déjà laissé place à celui de la chlorohylle morte, séchée, craquante relique tombée sous nos pieds.
Bientôt, dans la cuisine moins de pêches et de tomates, davantage de butternut et de pommes.  
Bientôt, le matin, le yoga, encore au jardin pour un temps, sera nimbé de brume et des gouttes de fraîcheur de la nuit...
Bientôt, l'heure des choix et de l'harmonie...l'heure du partir. Après les siècles de comment pourquoi soyons fous. La trouille au ventre et au coeur, se dire que si ça tremble dans nos veines, c'est que c'est probablement le mieux à faire, justement.
Bientôt...ne voir dans la vie qu'un cycle, éternel recommencement. 
Ne plus considérer les retours comme des aller-simples pétris d'échec.
Juste une escale pour nos pieds voyageurs. Après celle-ci. Avant la prochaine.
Une saison. Juste une saison.

CANON EOS_9588