Un titre un peu inquiétant. Pourtant il n'en est rien rassurez-vous...les forêts de Provence ont beau être lumineuses elles offrent aussi de sublimes abris de chlorophylle pour se protéger du soleil, il n'en demeure pas moins que dans mes collines les arbres créent d'étranges méandres d'écorce et de terre. Les sentiers sont étroits cernés de laurier tin et de buissons de romarin. Chemin faisant, le lierre découvre restanques et troncs couchés au sol, comme fatigués d'avoir entendu résonner le cris-prédateurs des fusils durant tout l'hiver. Mais au printemps...au printemps cette nature offre :

les profils fleuris des vieux arbres chenus de lichen...
les éclosions des violettes délicates espiègles qui jouent à cache-cache dans les feuilles de chêne brunies
les pointillés blanc tendres des fleurs de laurier ou des fruitiers sauvages
le vert tendre translucide et fluroescent des cornouillers tout aussi peu domestiques
une nature timide encore mais déjà généreuse
Fidèles offrandes au coeur d'une forêt cueillie entre deux averses de pluie
au coeur d'un bois mystérieux à la tombée de la nuit

Et courir, courir en riant sous les gouttes du ciel
Frémissantes à l'idée du poêle qui nous réchauffera

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