Joséphyne Garden

16 juin 2016

Rêve Provençal au Mas de Bohème

CANON EOS_7215

Parfois, ça commence par une rencontre qui n'en est pas encore vraiment une. 
Les mots et la douceur dépassent le pressentiment de bonté
On se lance "Et si l'on s'y rendait?"
On a justement besoin d'apaisement et de nature

CANON EOS_7216

Parfois, cela commence par un coup d'oeil
L'iris s'accroche immédiatement aux tiges, aux feuilles et aux couleurs

CANON EOS_7217

Parfois, cela se poursuit ainsi...
un coeur dont le battement renoue avec son rythme naturel
un coeur qui ondule à la cadence des graminées-métronomes 

CANON EOS_7218

un HAVRE
Parce que le sens premier de ce mot c'est un port
La destination
La fin d'un voyage
Ou l'escale bienfaisante

CANON EOS_7219

Un havre de paix, dit-on
Où les arbres, les objets, les êtres, la lumière et l'air que vous respirez...
Tout vous invite à la langueur délicate
D'un doux après-midi de printemps
Tout vous invite à prendre le temps
CANON EOS_7222

Parfois c'est une madeleine de Proust dans un parfum 
Celui de la rose aux reflets d'aube
La même que dans un jardin d'enfance
qui poussait sur une tonnelle en fer forgé
rouillé, recouverte de peinture blanche mais que le temps semblait rattraper.

CANON EOS_7224

Parfois c'est une Madeleine de Proust sous mes pieds
Fouler le sol pieds nus
Poser la peau sur l'herbe de rosée
Se souvenir 

CANON EOS_7233

Parfois il y a la douceur d'une soirée sous un platane chenu
Vieux sage aux bras tendus 
comme une coupole protectrice
un abri de feuillage
pour les rires et les conversations
pour les saveurs et les vins lumineux
pour y nicher les bonnes surprises de la vie
et trouver l'humanité belle 

CANON EOS_7237

Parfois poser nos pupilles sur nos enfants heureux
Se dire que l'équilibre est là

Juste devant nous
et que nous le savions

CANON EOS_7239

Parfois, lire son avenir dans un verre de vin clair et fruité
Cultiver la patience et les efforts
La récolte viendra

 

CANON EOS_7240

Parfois se sentir gâtée
Par les gens, les choses, la vie

CANON EOS_7302

CANON EOS_7303

Parfois, il y a des résolutions
On se dit que celles-ci seront tenues
Voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide
et remplir la bouteille tout entière, tiens !

CANON EOS_7304

Lire dans les dessins de chaque feuille
La confirmation de nos besoins
et des décisions qui s'imposent

CANON EOS_7307

Croire en son rêve et s'en donner les moyens
Quand le moment nous fera signe

CANON EOS_7297

Croire en son rêve
Le réaliser 

Rêve peu excentrique
Modeste mais essentiel à notre épanouissement

CANON EOS_7289

... à LEUR épanouissement.

Ne jamais les avoir vues aussi heureuses qu'au Mas de Bohème

CANON EOS_7274

Regarder vers demain,
y croire, 
tout en savourant Aujourd'hui

 

Si vous aussi, vous voulez vivre ce rêve bohème, vous trouverez le chemin par ici

Posté par Polymnie2 à 12:08 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


13 juin 2016

LA TERRE EST BLEUE COMME UNE ORANGE...et une histoire de rêves

J'adore Paul Eluard. Et ces vers...Quand j'étais étudiante j'emportais toujours un de ses recueils avec moi, au fond de mon sac. Oh, une édition peu coûteuse évidemment. De ces livres que l'on glisse dans la poche ou le fond d'un sac élimé. Petite somme de pages mille fois annotées. Couverture cornée. J'avais mes poème préférés. Ceux dont j'avais coché le titre en fin de recueil. Je les lisais en attendant le bus pour ne pas croiser le regard des gens de la grande ville.
Ils m'intimidaient. Je venais de la campagne.
Je les lisais en attendant le début du cours, isolée dans l'AMPHITHEATRE, perdue dans les gradins...d'autres gradins que ceux de pierre ancestrale.
CANON EOS_7178

J'étais seule. Timide.
Je les lisais assise sur les radiateurs du couloir et adossée aux baies vitrées de l'université.
Devant le flot incessant des étudiants qui passaient devant moi.
Ils ne prêtaient pas attention à cette petite blonde dont l'allure était si juvénile qu'elle semblait avoir obtenu son bac à quatorze ans.
J'étais invisible. Je le regrettais mais en même temps, la poésie m'offrait un refuge dans lequel je plongeais. Le papier était une vague mer intérieure.
J'étais invisible. La poésie me rendait invincible.
J'étais différente.
J'étais simple.
J'étais peu cultivée.
Je ne savais pas qui était ce Marcel Proust dont mes collègues étudiants semblaient si bien maîtriser la dentelle des mots.
Ma culture c'était les fleurs, les arbres, les saisons...la nature.

CANON EOS_7143

Mais derrière cette timidité se cachaient tous mes rêves. J'en avais plusieurs. Modestes, peu nombreux. Je ne savais pas que j'avais le droit d'en avoir des centaines et de les réaliser,tiens !

J'ai lu récemment que finalement, ce qu'il y a de plus beau, c'est justement que le rêve ne dépasse jamais le stade du rêve. Je ne suis pas toujours de cet avis. C'est une consolation. S'en persuader pour ne pas subir la frustration et faire un triste bilan à la fin de sa vie. "Quels étaient mes rêves?"



Vous devez vous dire qu'il n'y a pas de fil conducteur qui guide mes propos. Je me laisse juste guider par mes pensées. N'est-ce pas très Surréaliste d'ailleurs comme attitude face à l'écriture? Automatique. Association d'idées. Jaillissement de pensées et d'images. 
Ce matin je me réveille avec les yeux qui piquent et des rêves et des images qui virevoltent au coeur. 

CANON EOS_7140

Dans ma liste de rêves modestes il y avait "Visiter le théâtre antique d'Orange" dans le Vaucluse

CANON EOS_7179

Voilà qui est fait. Nous nous sommes régalés. 
La chaleur était écrasante. 

Oh oui ça soufflait et pestait un peu quand j'ai proposé de gravir les marches pour contempler le théâtre d'en haut.
Mais quelle satisfaction elle a ressenti !

CANON EOS_7171

CANON EOS_7166

 

Une aire de jeu grand format dont chaque pierre racontait un Histoire lointaine et fascinante

CANON EOS_7170

Elle écoutait studieusement les histoires de masques, de cothurnes et d'empereurs.
Des histoires de foules et de fous
Des histoires de liesse et de chants
Je la regardais. Fière.
D'elle.
De nous.
Pouvoir lui offrir la chance de s'abreuver à la source de la culture.
Penser à mon enfance, si différente et belle.
Une enfance, sans audioguide, sans excursion, sans littérature à la maison.
Mais l'essentiel était là, comme aujourd'hui.

CANON EOS_7175

 

Lorsque j'étais assise au coeur du théâtre, mes yeux fertiles furent emportés par les lignes hypnotiques qui m'entouraient.
Cernée de courbes, d'alignements esthétiques.
Une sorte de perfection immortelle.

 

CANON EOS_7156

J'éprouvai une gratitude immense. C'est un mot à la mode mais c'est ce que j'éprouvais.
J'étais fière de moi, de nous. 
Notre vie ressemble à un grand théâtre antique:
Nous y sommes si insignifiants, microscopiques au milieu du choeur
et le "jeu" consiste à en gravir pas à pas les marches sous une chaleur parfois étouffante. 
Mais lorsque nos pas et nos efforts nous amènent au sommet du monument, 
nous contemplons un superbe panorama; 
la somme des chemins empruntés
Parfois du bout des pieds
Parfois les marches quatre à quatre
Notre vie ressemble à un grand théâtre antique:
Nous y semblons si insignifiants mais c'est une illusion
car si nous chantons,
alors nos voix s'élèvent et résonnent avec splendeur

CANON EOS_7150

 

 

Posté par Polymnie2 à 09:02 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

02 juin 2016

Demain dès l'Aube...

Ces célèbres vers de Victor Hugo ont résonné fortement sous ma tignasse nouée ce matin.
Je me disais "Demain dès l'aube...demain" . Sauf que demain c'était déjà aujourd'hui. 
Une nuit sans la moindre goutte de sommeil profond. Une petite fille trop agitée dans son lit de bois et de velours.
Les doudous et les poupées ont voyagé dans ce mètre carré durant toute l'obscurité des étoiles et du silence.
Au petit jour, j'entendais les oiseaux chanter dans les pins, pas si loin. La petite fille se rendormait...moi j'étais plus éveillée que jamais...

CANON EOS_6929

Alors je décidai de suivre mes pas là où ils me mèneraient.
Dans les bois.
Sous les pins majestueux.
La lumière était douce et subtile,
Les rayons du soleil pointaient chaque feuille du doigt
Une précision de pinceau et d'huile sur toile...

CANON EOS_6967

Mes yeux buvaient tout ce qu'ils voyaient lorsque soudain...
"Ce fut comme une apparition..."
Une foule d'immortelles
Déesses aux diadèmes d'or

CANON EOS_6935

Magie matinale. 
J'ai salué le soleil
Yoga de la forêt
J'ai salué mon âme
Pleine conscience du coeur

CANON EOS_6940

Je me suis assise...j'ai observé le tableau de maître dans lequel je me trouvais,
J'ai perçu au loin le parfum du chèvrefeuille sauvage
J'ai écouté la sensuelle mélodie du silence

CANON EOS_6948

CANON EOS_6966

J'ai poursuivi mon chemin,
parfois tendu la main
vers ce que la Nature m'offrait

Fleurs éternelles ou pomme de pin

CANON EOS_6950

CANON EOS_6969

CANON EOS_6964

  Alors j'ai fermé les yeux et j'ai su...

CANON EOS_6955

J'ai su que j'avais encore un grand rêve au fond des entrailles
Un rêve fou et modeste à la fois
Partagé à deux

Sous mes paupières closes s'est déroulé le parchemin de notre route
Un voyage en famille fait d'évidence et de besoin
PLUS de SIMPLICITE
PLUS de NATURE
Pas une "envie"...non...
Une sage et saine urgence qui saura prendre son temps pour éclore
Quand le rêve sera mûr et mort
pour laisser place à sa réalisation
...

 

Posté par Polymnie2 à 18:47 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

07 mai 2016

Bol d'oxygène au Cap Canaille

La venue de notre famille est toujours l'occasion de sillonner encore plus notre région si riche de nature 

IMG_6045

La route des Crêtes... limpides nuances aquatiques. Ô turquoise,  comme une abondance de gemmes féeriques. 

Marche 2

 Se sentir vivante, cernée de parfums, battue par le vent...
Un air d'Odyssée souffle sur ces hauteurs.
L'air en colère est chaud, monstre mythologique, et ses bras sont vigoureux et tendres.
Divinité séductrice aux mille visages, il vient caresser  la peau dénudée par le soleil...

Vue sur Cassis 1

Les contours épousés par les yeux, la pupille découpe le rivage du regard comme une dentelle précieuse...

Les filles regardent

IMG_6064

IMG_6092

Ô toi Cap au nom espiègle
Plus haute falaise maritime d'Europe
Tu noies mes pensées
Et cela me grise
Bien être
Quiétude
Purification de l'iris et de l'âme

IMG_6095

Pensées vagabondes par milliers
Ô Cap

Je t'ai parcouru cent fois,
en compagnie 
ou de solitude
Rien que toi et moi
Ô Cap
Par tous les temps
 Beauté froide en hiver
Fournaise de l'été
Toujours y figer le temps
Je t'abandonne, happé par les foules,
je te retrouverai bientôt
Nous serons tous réunis.
Tes roches d'ocre, l'
âpreté de tes fleurs,
Ta mythologie et mes rêveries

Posté par Polymnie2 à 11:35 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , ,

06 avril 2016

Début avril...célébrer la nature au jardin

Ce mois est une fête. Il sent le printemps. J'aime bien le verbe "fleurer". Il m'évoque les parfums, l'odeur agréable qui vient te surprendre sans te laisser le choix. Puis j'imagine bien une p'tite dam' claironner "Mmmhhhh ça fleure bon l'printemps, trouvez pas?" ...oui parfois j'ai des idées comme ça, de clichés bien franchouillards sortis d'on-ne-sait-où. J'ai plutôt grandi loin de la butte Montmartre et j'imagine des dialogues où résonne de l'Arletty "Atmosphèèère".

Avril, celui qui nous intime l'ordre de ne pas nous découvrir d'un fil.
Pour une fois, je ne vais pas encore lui désobéir. Le soleil nous boude en Provence. Je ne sais pas ce qu'on lui a fait, mais il est sacrément fâché. Il vient parfois nous narguer le matin, vers neuf heures trente cinq. Alors il souffle une douce brise d'euphorie oculaire. Il me prend des envies de bras dénudés, de lunettes noires, de Dolce Vita. Et puis hop! le voilà qui file en douce, en ricanant de sa bonne blague. Toi tu es là, les bras ballants puis tu les recouvres vite du chandail boulloché mais chaud. On attendra.

Avril. Il y a pourtant des signes qui ne trompent pas. Il suffit d'observer...comme toujours. Poser son regard. Prendre son temps. Contempler. Bien sûr que chacun peut trouver CE temps ! On a habitué nos yeux à du ping pong, gauche droite, droite gauche comme à Roland Garros. Pour tout ! Les rayons du supermarché, les gens que l'on n'ose pas regarder c'est vrai...la nature, les choses. Fast food, fast eye. Tout doit-il aller vite ?... Je réapprends à voler ce temps. Sans mentir, c'est 30 secondes pour regarder vraiment les nervures des feuilles de cornouiller ou la grappe qui se prépare sur les branches du framboisier! C'est 20 secondes -et ce pourrait être toute une vie- pour admirer profondément l'iris de mon bébé, sa fossette au coin de la bouche, côté droit uniquement. Ah oui...pas de perfection. L'asymétrie c'est humain. Le temps, les choses... Nous ne possédons rien alors volons les instants et observons...

IMG_5667

L'érable déployé comme des dizaines de mains tendues...puis la promesse fruitée

IMG_5669

IMG_5673

 

Le discret myosotis (du Caucase s'il vous plaît...monsieur n'est pas n'importe qui ! d'ailleurs un peu mégalo, ou seulement angoissé, lui qui a toujours si  peur qu'on l'oublie, qu'on le relègue au rang des antiquités...il se fait appeler Outre-Manche "forget me not" ou "vergissmeinnicht" sur les bord du Rhin...mais non on ne t'oublie pas. Tu n'es pas démodé, tu es suranné...c'est bien mieux. Plus tard, jaimerais être une vieille dame surannée. J'ai de ces ambitions...

 

IMG_5679

Le cornouiller et son panache ! "Poussez vous les filles" semble-t-il dire aux fleurs lumieuses du second plan... "Poussez-vous, c'est pour moi les flashs"

Ah elavoilà ma belle...Wisteria...wiiissss...un bruit comme on ouvre un rideau de scène ou un pan de soie sur un dos dénudé. La belle glycine, pas rancunière. Elle aurait de quoi se plaindre. En pot, sur une terrasse...à sentir tout autour d'elle dans les tréfonds , se mouvoir les racines de sa commère la lavande. En toute liberté...Mais non...cinquante fleurs. Voilà son cadeau après seulement une année de compagnie. Merci. En chacune de ses fleurs, je découvre tous ces visages que j'avais imaginés lorsque j'étais enfant et que j'avais lu pour la première fois "Les Fleurs de la Petite Ida". Ce conte d'Andersen, mon pendant joyeux à La Petite fille aux allumettes; deux histoires de petites filles, seules, uniques, rêveuses. Des visages oui. Regardez bien. A  gauche la timide, un peu plus à l'avant une aristocrate, pomponnée et apprêtée jusqu'au bout des corolles. Ida et le joli bal des fleurs. Ma jolie glycine, voilà peut-être la clé du mystère de sa générosité. Puisque telles les fleurs du conte d'Andersen, chaque  nuit elle sort de son pot arrondi pour aller danser, elle n'a donc aucune raison de m'en vouloir.

IMG_5707

 

Posté par Polymnie2 à 07:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,


31 mars 2016

12/52 Lumière

 #LUMIERE

Impossible de choisir alors...un petit "medley" de mes lumières du moment. Et Dieu sait qu'on en a tous besoin non ?
Lumière douce du soir, parce que la nature s'éveille au printemps mais qu'il est tellement plaisant de la contempler quand elle joue les belles endormies engourdies de fatigue...
Et cette lumière dont on bénéficie davantage. ENFIN !
Profiter un peu plus longtemps des rayons du soleil, de sa lumière tendre en fin de journée.
Une promenade, une contemplation supplémentaire
Se baisser encore et toujours sur l'infiniment petit et découvrir des beautés cachées.
Lumière
Celle qui découpe les feuilles en liseré d'or crépusculaire
Celle qui poudre les herbes du petit matin en goutelettes de rosée
Perles de brume
Celle aussi qui caresse un ouvrage, présage de douceur autour d'un cou dénudé
Lumière


IMG_5558

IMG_5553

IMG_5550

IMG_5296

Posté par Polymnie2 à 10:15 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

21 mars 2016

Le quotidien. Semaine 11/52

IMG_5294

Une semaine plutôt chargée (pour qui ne l'est-elle pas, me direz-vous...)
Avec de beaux rayons, même voilés, de soleil pour se réchauffer l'âme et la peau
Et le temps qui file, file, file...
Et qui tisse des histoires de fils à coudre, de fils de laine et de fil de vie.

IMG_5398

 Et des matières chaudes comme un besoin de bois, de paille tressée, de laine colorée.

Finalement, des petits bouts de nature détournée...

IMG_5214

L'envie de pastel et de teintes fortes à la fois. De ces mint-aqua-rose et poudre de bonbon que j'affectionne tant dans ma cuisine déjà. Ah les couleurs...
L'envie de prolonger la créativité, l'envie d'avoir enfin le temps d'y consacrer davantage que des minutes volées.

IMG_5401

Et l'achat. Le coup de coeur...le livre posé puis repris sur le rayonnage. Puis repris pour de bon parce que je suis son blog depuis....depuis si longtemps et que c'est surtout elle  qui m'a permis d'associer végétarisme-alimentation saine-facilité-rapidité et SAVEUR.

IMG_5411

 

 Des petits mots d'encouragement, piqûres de rappel et pensée positive.

Se le répéter jour après jour
Parce que cela fonctionne vraiment
On peut, oui, modifier l'ADN de ses mécanismes de pensées
Et cette pensée fait du bien

IMG_5421

 

Du soleil, encore...
Et de la couleur dans ma ligne de mire
Cette touche de vert de gris bleuté et tendre pourtant
Déposé sur le pétillant rose soutenu

IMG_5446

 

Les belles épanouies...

IMG_5449

 

Et après les succulentes, les succulents petits-déjeuners...
De la fraîcheur acidulée
Vitamine adoucie et fruitée
sur un lit de craquant et d'onctuosité (on dirait une publicité^^)
Et se dire que j'ai quand même un sérieux problème d'achat compulsif de mugs...mais vraiment celui-ci, non...
Je ne pouvais pas. Il est si joli non ? Tiens...il existe en rose et bleu comme ceux de mon amie

IMG_5452

 

Le thé, la tisane, le vert, l'ayruvédique...je les prends tous, je les goûte et les déguste
Vous savez bien, rituel et cocon
Et cette volute...Imaginer et se perdre encore dans une rêverie 
"ça ressemble à un arbre Maman" qu'elle m'a dit.
C'est beau un arbre, c'est la vie et ça rassure lui ai-je répondu.
Et puis..."un arbre c'est ancré dans n'importe quel sol par ses racines, tu sais, comme ces pins endémiques en Corse.
Mais si...te souviens-tu de ce reportage? Comme déposés par les airs, immenses et imperturbables sur leur petit mètre carré de propriété terrienne et rocheuse"

Un arbre. Décidément.

IMG_5491

Posté par Polymnie2 à 06:51 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

16 mars 2016

11/52

#totebag

Mes tote bags sont moches
Oui cette phrase inaugurale un brin familière met une claque littéraire à qui s'attendait à trouver de la légèreté ici. 
C'est un peu violent comme façon de débuter. Façon incipit camusien "Maman est morte...bla bla bla" (rhhooo si l'inspecteur voyait ça !)
Mais il faut le dire mes tote bags sont vraiment laids. Est-ce que ce doit être beau d'abord un tote bag? Oui ma foi si l'on peut faire dans la beauté pratique, pourquoi pas ! J'ai à coeur de m'entourer de jolies choses alors forcément...
Mes tote bags sont des gestes commerciaux reçus en boutique après un achat. 
Je préfèrerais afficher un beau "Good vibes only" ou "Peace Yoga Kale" plutôt que "Boucherie charcuterie Klein-Wallenstein" ou quelque chose dans ce goût-là (oui vous lisez bien...des reliques que je vous dis !) ou encore "Le tri c'est formidable" sponsorisé par le Conseil régional)
Je préfère mon petit filet à provisions. Lui je l'adore parce qu'il suffit d'un passage chez mon petit primeur pour le métamorphoser d'une baudruche de fil anorexique en corne d'abondance vitaminée. J'aime mon filet quand il est rempli de victuailles. 
Du coup, mes tote bags, s'ils étaient jolis je leur confierais mes petits carnets à dessin et à écrire que j'emmène avec moi au cas où me viennent des mots...ou ma laine et mes aiguilles dont j'apprécie la force nomade-nouvelle addiction!). Mais comme ils sont moches ils se contentent de sentir la carotte fanes et le poireau, la patate douce et le citron vert. Mes tote bags sont moches mais ils fleurent bon les petits plats, les smoothies et les couleurs dans l'assiette. tissu de bon augure pour les papilles.
Alors je vais leur pardonner leur délit de sale gueule...

IMG_5488


 

Posté par Polymnie2 à 16:20 - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :

14 mars 2016

10/52

 #CUIR

Mais je ne possède rien qui soit fait de cuir, moi !!!!...Et puis le cuir c'est de la peau morte...on m'a trop gommée peut-être. Chaque jour m'exfolie de folie douce ou brute. mon amoureux m'a proposé de photographier une selle aujourd'hui pendant ma promenade au club équestre....elles étaient bien gardées à double-tour. Alors avec humour -noir certes- il m'a dit de photographier le cheval ou une vache, étape précédant le sac à main !!!! Non...laissons les poneys et les Marguerites en paix.

Réflexion faite il y a du cuir dans ma vie : mes bottines, godillots élimés-ruinés-essoufflés.

Achetées sur un coup de tête bienveillant pendant la période la plus trouble de ma vie....quand la Sienne était suspendue à un fil.
C'est étrange quand on y pense, d'avoir envie de s'acheter une paire de chaussures à ce moment-là. Un jour....plus tôt que d'autres. Partir. Rentrer (mais c'était où chez moi au juste? C'est vrai. Je me souviens que je ne savais plus) Mais pourquoi s'arrêter sur le chemin ? pourquoi s'offrir une CHOSE...alors que l'ÊTRE et L'EXISTER comptait plus que jamais. Priorités !!!! Peut-être avais-je ce besoin de m'enfuir, de m'extraire. Quitter un lieu aspetisé et terrifiant, un endroit qui sentait le désinfectant et la compresse et ne pas rentrer de suite dans ma maison bien trop silencieuse. Peut-être avais-je besoin de me noyer dans le bruit d'une foule matérialiste....sentimentale comme il chantait. Je suis ressortie avec ma boîte de bottines en cuir. Une semelle enveloppante et consolante. Un talon bien plat  pour me remettre d'aplomb sur cette Terre que je trouvais subitement bien peu accueillante pour un petit enfant. Comme une mère tyrannique qui rejetterait son tout petit d'un revers de la main. Bottines. Je n'ai pas culpabilisé de ce crochet consumériste...c'était un automatisme, une pulsion, un moment sans filtre. Une nécessité pour se sentir à nouveau rattachée au monde, à l'univers de la futilité. Parce que l'on a beau dire: les drames vous enseignent l'essentiel et la sagesse. Cependant, que la futilité est douce et jumelle de l'insouciant bonheur !
Je les aime ces godasses au bout de pied lissé et matifié par les mois, les pluies, le vent et les coups de pied de colère. Ces godasses de petit Dartagnan. Ces godasses qui me transportent tour à tour dans un ranch du Montana ou dans un champ de primevères. Elles en ont vu de toutes les couleurs. C'est mon morceau de cuir à moi. Et sinon de cuir, je n'ai que ma peau...tannée par la réalité.

IMG_3513

Posté par Polymnie2 à 07:00 - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :

Promenade en Provence Obscure

Un titre un peu inquiétant. Pourtant il n'en est rien rassurez-vous...les forêts de Provence ont beau être lumineuses elles offrent aussi de sublimes abris de chlorophylle pour se protéger du soleil, il n'en demeure pas moins que dans mes collines les arbres créent d'étranges méandres d'écorce et de terre. Les sentiers sont étroits cernés de laurier tin et de buissons de romarin. Chemin faisant, le lierre découvre restanques et troncs couchés au sol, comme fatigués d'avoir entendu résonner le cris-prédateurs des fusils durant tout l'hiver. Mais au printemps...au printemps cette nature offre :

les profils fleuris des vieux arbres chenus de lichen...
les éclosions des violettes délicates espiègles qui jouent à cache-cache dans les feuilles de chêne brunies
les pointillés blanc tendres des fleurs de laurier ou des fruitiers sauvages
le vert tendre translucide et fluroescent des cornouillers tout aussi peu domestiques
une nature timide encore mais déjà généreuse
Fidèles offrandes au coeur d'une forêt cueillie entre deux averses de pluie
au coeur d'un bois mystérieux à la tombée de la nuit

Et courir, courir en riant sous les gouttes du ciel
Frémissantes à l'idée du poêle qui nous réchauffera

IMG_5336

IMG_5338

 

IMG_5341

IMG_5347

IMG_5340

IMG_5352

IMG_5380

IMG_5337

Posté par Polymnie2 à 00:47 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , ,