Boheme.and.Folk

27 septembre 2016

Un samedi se coucher en ayant préparé les jolis paniers remplis de victuailles
Le linge moelleux pour dresser la table de verdure
Un dimanche se réveiller sans savoir encore où poser nos yeux et nos papilles
Là, ici, là-bas, ailleurs?
Envie de nature, de verdure, de forêts
Envie de nous noyer dans la cholorophylle
Pousser jusqu'à l'Est
Longer la côte, dire coucou à la Méditerranée "pas aujourd'hui ma Belle"
Prendre les petites routes bordées de Mimosas en d'autres temps,
Suivre les pleins et déliés de la route dans le Massif des Maures 

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Nous nous enfoncions de plus en plus dans cette immense étendue verte et ocre
Des collines tapissées de chênes, de pins et de châtaigniers
Des collines à perte de vue
de plus en plus pâles à l'horizon
Comme des vagues d'aquarelle
Couleurs chaudes et froides mêlées
Les estomacs chantaient leur mécontentement
Il fallait s'arrêter. Mais où ! 
- Ici ! -Non je veux un autre endroit !
- Là ! regarde !!! tu vois ? c'est parfait !
Caprice d'une amoureuse de Mère Nature 

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Avant les papilles il y avait quelques efforts encore.
Mais qu'ils ont déjà de la saveur ces efforts
Les nombreux paniers aux bras, la poussette, la couverture, 
Tout cet "indispensable" attirail qui fait l'image d'Epinal du Pique-nique 
et vous donne des airs de camp en transhumance
Amusés parce que quelle dégaine !
Et quel bonheur aussi !

Les filles qui découvrent les lieux
Nous lançons à deux la couverture et le drap dans les airs
Ce geste qui dit tout , un symbole
C'est vrai !
Tenir à deux un drap sur lequel on va passer un long moment
N'est-ce pas cela le couple?
On tient fermement les coins de toile
On gonfle la couverture comme une voile
Elle retombe dans ce lent gonflement 
Comme un navire qui se repose en son port

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On s'installe
Tout a le goût d'un quatre étoiles
Pourtant tout est si simple
Je sais qu'il est là le secret

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Et notre étonnement toujours renouvelé
"Tu as vu ! C'est fou comme toute saveur est décuplée quand on mange au grand air ?!"
Depuis le gâteau de ma grand-mère que j'emportais sur la branche de mon pommier
jusqu'à nos parfaits bocaux de salade de restes
Tout est meilleur
On ne mange pas dans ces moments-là, on se nourrit
Dans tous les sens du terme
Et du Vin pour arroser une bonne nouvelle
Célébrer la Vie
Songer au mot "Gratitude"
A la mode mais c'est le mot nécessaire pour nous
 
***

Et puis marcher, découvrir
Tout est si beau
L'estomac est repu
Mais les yeux sont affamés,
boulimiques devant tant de beauté

 

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J'aime ces moments avec elles
Avec lui
Nous quatre
Ce jour-là tout avait une lumière neuve
Un goût de première fois
Pour nous qui savons

 

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Faire les présentations
Voici la Nature d'automne les filles !
Avez-vous vu à quel point elle est encore généreuse ?

 

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Arpenter le Pays de la Châtaigne
Bientôt en fête
Ce jour-là la célébration n'avait d'yeux que pour Nous
Une leçon de choses grandeur Nature
Tous les sens en éveil

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Je leur ai montré les plantes
No' cherchait de la menthe
"ça sent la menthe Maman ! doit bien y en avoir alors non ?"

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Je leur ai montré L'oursin des forêts
Sa perle gourmande bien cachée

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Et puis on a fini par trouver la menthe sauvage
Elle s'était faite toute discrète avec ses feuilles minuscules et ses petites fleurs mauves
Mon exploratrice effrayée par les araignées
a donc pu poursuivre ses observations

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Fêter ça
La Liberté Et la Voir découvrir le monde
La voir Grandir à vue d'oeil
Oui ça fait beaucoup ce champ lexical de la Vue
Mais c'est parce que nous la voyons sans entraves

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Elle
Rebelle

Comme une créature que l'on n'apprivoisera jamais vraiment
Lui apprendre à savoir où poser ses pattes
Quels pièges éviter
Quel sentier emprunter
Aimer sa ramure
Aimer la parure de la nature
Les bois qui poussent en nous 
Et de travers nous renvoient notre imperfection
Lui faire aimer ce qu'elle est
Alors j'aurais réussi

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Un chêne liège
et Lui
Le Chêne liège qui me rappelle la Corse
"Cet arbre, Il a encore tous ses habits" comme disait No'
Et j'avais beau lui expliquer pourquoi l'on dénude les troncs, 
les bouteilles de vin, les bouchons et tout le tralala,
L'écorce est restée pour elle "ses habits"

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Malgré les araignées, monstres effrayants
Probablement effrayées par mes monstres à moi,
" On refera un pique-nique?"

Et sur le chemin du retour, entre la leçon d'histoire à réviser encore et encore,
et qui ne voulait pas s'installer dans la mémoire,
Il y avait
le sandwich et les biscuits
les brins d'herbe
les branches qui craquaient en faisant peur, au loin
La mélopée des grillons
Le calme
Et une boîte à trésor près du pare-brise

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09 septembre 2016

Yoga...union entre l'enveloppe et l'âme

Je déroule mon tapis comme une cérémonie.
A chaque fois un rituel.
Ce morceau souple de tissu entre moi et la terre, comme un trait d'union...
Et moi entre la Terre et le Ciel, autre maillon.
C'est amusant ce lexique du lien qui glisse sous ma plume (oui mes articles sont souvent d'abord écrits sur un vrai papier, support charnel et sonore).
Après tout Yoga c'est "l'union". Alors quoi de plus évident !

Le yoga a pris une place capitale dans mon existence.
Un Phare dans ma vie.
Rares sont les jours où je n'ai pas rendez-vous avec lui.
Les jours d'insomnie, il m'attend dans le jardin, à l'aube.
Alors je mets mon âme à nu.
Il n'y a ni voile ni étoffe à lever sur ma vérité, face au yoga. 
C'est lui, c'est moi.
Mes imperfections, mes fragilités, mes doutes, mes colères, mes peines.
Je me livre en courbant l'échine et tendant mes bras.
C'est une danse.
Sensuels les mots n'est-ce pas?
Le yoga ,allié du corps et de l'esprit...

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"Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d'y rester"
Proverbe Indien 

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Mon corps, silencieux abri de la maladie de Liv.
Mon corps, précieuse enveloppe de  l'âme.
Je ne lui voue aucun culte mais je le considère avec respect et bienveillance.
Oublier la longue adolescence du corps et ses pensées en "Trop et pas assez"
Je SUIS tout simplement  
Et n'est-ce pas merveilleux ?
Vous êtes  et vous êtes en Beauté
Et n'est-ce pas merveilleux ?

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07 septembre 2016

FIn de cycle

C'est drôle cette sensation étrange de fin d'été. Le soleil encore présent . Ici, on n'a pas trop de souci à se faire le concernant. On sait qu'il restera dans notre creux de main pendant plusieurs semaines encore. Mais cette atmosphère de "fin". Cette sensation de "rentrée de tous".
L'impression qu'une période insouciante s'achève.
Un brin de mélancolie.
Rien de bien grave. Une page qui se tourne.
La même qui donne justement cette saveur inégalable aux vacances.
Bientôt, de nouvelles saveurs feront leur apparition. Plus ocres, plus dorées. La  nature, effeuilleuse, jouera les Dita von Tiese.
Le chant des cigales a d'ailleurs déjà laissé place à celui de la chlorohylle morte, séchée, craquante relique tombée sous nos pieds.
Bientôt, dans la cuisine moins de pêches et de tomates, davantage de butternut et de pommes.  
Bientôt, le matin, le yoga, encore au jardin pour un temps, sera nimbé de brume et des gouttes de fraîcheur de la nuit...
Bientôt, l'heure des choix et de l'harmonie...l'heure du partir. Après les siècles de comment pourquoi soyons fous. La trouille au ventre et au coeur, se dire que si ça tremble dans nos veines, c'est que c'est probablement le mieux à faire, justement.
Bientôt...ne voir dans la vie qu'un cycle, éternel recommencement. 
Ne plus considérer les retours comme des aller-simples pétris d'échec.
Juste une escale pour nos pieds voyageurs. Après celle-ci. Avant la prochaine.
Une saison. Juste une saison.

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31 août 2016

Un dimanche à Lourmarin et Vaugines

Un Matin d'août
Se dire que l'été ne doit pas encore s'achever, qu'il est urgent de le prolonger en escapade et dépaysement.

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Avoir soif de Provence, toujours. S'y perdre dans le dédale de pierres et de vert.

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Trouver du charme à...tout. Le sol barbouillé de craie d'enfant.
Le zinc posé avec nonchalance.

Beauté non calculée.

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 Du parfum dans du lin...

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 La douceur en Provence. J'ai imaginé mon théâtre en apercevant ce rideau porté par la chaude brise: la Provence en un clin d'oeil ! Les saveurs, le farniente, la sieste, le bruit des couverts, les rires, les verres de vin lumineux. Le bonheur en vitrine. A saisir !

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Mes pieds m'ont amenée jusqu'à lui...parce que parfois je me sens Sisyphe avec ma grosse caillasse de vie à pousser jusqu'en haut de ma colline. La vie sans but, parfois âpre et belle malgré tout.

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 J'aime quand les églises sont ouvertes. Quand il fait si chaud et qu'elles sont un refuge de fraîcheur. 

On y respecte alors le rituel appris.

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 Tout a ce charme désuet...

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Découvrir une oliveraie comme on 

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16 juin 2016

Rêve Provençal au Mas de Bohème

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Parfois, ça commence par une rencontre qui n'en est pas encore vraiment une. 
Les mots et la douceur dépassent le pressentiment de bonté
On se lance "Et si l'on s'y rendait?"
On a justement besoin d'apaisement et de nature

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Parfois, cela commence par un coup d'oeil
L'iris s'accroche immédiatement aux tiges, aux feuilles et aux couleurs

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Parfois, cela se poursuit ainsi...
un coeur dont le battement renoue avec son rythme naturel
un coeur qui ondule à la cadence des graminées-métronomes 

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un HAVRE
Parce que le sens premier de ce mot c'est un port
La destination
La fin d'un voyage
Ou l'escale bienfaisante

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Un havre de paix, dit-on
Où les arbres, les objets, les êtres, la lumière et l'air que vous respirez...
Tout vous invite à la langueur délicate
D'un doux après-midi de printemps
Tout vous invite à prendre le temps
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Parfois c'est une madeleine de Proust dans un parfum 
Celui de la rose aux reflets d'aube
La même que dans un jardin d'enfance
qui poussait sur une tonnelle en fer forgé
rouillé, recouverte de peinture blanche mais que le temps semblait rattraper.

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Parfois c'est une Madeleine de Proust sous mes pieds
Fouler le sol pieds nus
Poser la peau sur l'herbe de rosée
Se souvenir 

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Parfois il y a la douceur d'une soirée sous un platane chenu
Vieux sage aux bras tendus 
comme une coupole protectrice
un abri de feuillage
pour les rires et les conversations
pour les saveurs et les vins lumineux
pour y nicher les bonnes surprises de la vie
et trouver l'humanité belle 

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Parfois poser nos pupilles sur nos enfants heureux
Se dire que l'équilibre est là

Juste devant nous
et que nous le savions

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Parfois, lire son avenir dans un verre de vin clair et fruité
Cultiver la patience et les efforts
La récolte viendra

 

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Parfois se sentir gâtée
Par les gens, les choses, la vie

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Parfois, il y a des résolutions
On se dit que celles-ci seront tenues
Voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide
et remplir la bouteille tout entière, tiens !

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Lire dans les dessins de chaque feuille
La confirmation de nos besoins
et des décisions qui s'imposent

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Croire en son rêve et s'en donner les moyens
Quand le moment nous fera signe

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Croire en son rêve
Le réaliser 

Rêve peu excentrique
Modeste mais essentiel à notre épanouissement

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... à LEUR épanouissement.

Ne jamais les avoir vues aussi heureuses qu'au Mas de Bohème

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Regarder vers demain,
y croire, 
tout en savourant Aujourd'hui

 

Si vous aussi, vous voulez vivre ce rêve bohème, vous trouverez le chemin par ici

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13 juin 2016

LA TERRE EST BLEUE COMME UNE ORANGE...et une histoire de rêves

J'adore Paul Eluard. Et ces vers...Quand j'étais étudiante j'emportais toujours un de ses recueils avec moi, au fond de mon sac. Oh, une édition peu coûteuse évidemment. De ces livres que l'on glisse dans la poche ou le fond d'un sac élimé. Petite somme de pages mille fois annotées. Couverture cornée. J'avais mes poème préférés. Ceux dont j'avais coché le titre en fin de recueil. Je les lisais en attendant le bus pour ne pas croiser le regard des gens de la grande ville.
Ils m'intimidaient. Je venais de la campagne.
Je les lisais en attendant le début du cours, isolée dans l'AMPHITHEATRE, perdue dans les gradins...d'autres gradins que ceux de pierre ancestrale.
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J'étais seule. Timide.
Je les lisais assise sur les radiateurs du couloir et adossée aux baies vitrées de l'université.
Devant le flot incessant des étudiants qui passaient devant moi.
Ils ne prêtaient pas attention à cette petite blonde dont l'allure était si juvénile qu'elle semblait avoir obtenu son bac à quatorze ans.
J'étais invisible. Je le regrettais mais en même temps, la poésie m'offrait un refuge dans lequel je plongeais. Le papier était une vague mer intérieure.
J'étais invisible. La poésie me rendait invincible.
J'étais différente.
J'étais simple.
J'étais peu cultivée.
Je ne savais pas qui était ce Marcel Proust dont mes collègues étudiants semblaient si bien maîtriser la dentelle des mots.
Ma culture c'était les fleurs, les arbres, les saisons...la nature.

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Mais derrière cette timidité se cachaient tous mes rêves. J'en avais plusieurs. Modestes, peu nombreux. Je ne savais pas que j'avais le droit d'en avoir des centaines et de les réaliser,tiens !

J'ai lu récemment que finalement, ce qu'il y a de plus beau, c'est justement que le rêve ne dépasse jamais le stade du rêve. Je ne suis pas toujours de cet avis. C'est une consolation. S'en persuader pour ne pas subir la frustration et faire un triste bilan à la fin de sa vie. "Quels étaient mes rêves?"



Vous devez vous dire qu'il n'y a pas de fil conducteur qui guide mes propos. Je me laisse juste guider par mes pensées. N'est-ce pas très Surréaliste d'ailleurs comme attitude face à l'écriture? Automatique. Association d'idées. Jaillissement de pensées et d'images. 
Ce matin je me réveille avec les yeux qui piquent et des rêves et des images qui virevoltent au coeur. 

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Dans ma liste de rêves modestes il y avait "Visiter le théâtre antique d'Orange" dans le Vaucluse

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Voilà qui est fait. Nous nous sommes régalés. 
La chaleur était écrasante. 

Oh oui ça soufflait et pestait un peu quand j'ai proposé de gravir les marches pour contempler le théâtre d'en haut.
Mais quelle satisfaction elle a ressenti !

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Une aire de jeu grand format dont chaque pierre racontait un Histoire lointaine et fascinante

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Elle écoutait studieusement les histoires de masques, de cothurnes et d'empereurs.
Des histoires de foules et de fous
Des histoires de liesse et de chants
Je la regardais. Fière.
D'elle.
De nous.
Pouvoir lui offrir la chance de s'abreuver à la source de la culture.
Penser à mon enfance, si différente et belle.
Une enfance, sans audioguide, sans excursion, sans littérature à la maison.
Mais l'essentiel était là, comme aujourd'hui.

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Lorsque j'étais assise au coeur du théâtre, mes yeux fertiles furent emportés par les lignes hypnotiques qui m'entouraient.
Cernée de courbes, d'alignements esthétiques.
Une sorte de perfection immortelle.

 

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J'éprouvai une gratitude immense. C'est un mot à la mode mais c'est ce que j'éprouvais.
J'étais fière de moi, de nous. 
Notre vie ressemble à un grand théâtre antique:
Nous y sommes si insignifiants, microscopiques au milieu du choeur
et le "jeu" consiste à en gravir pas à pas les marches sous une chaleur parfois étouffante. 
Mais lorsque nos pas et nos efforts nous amènent au sommet du monument, 
nous contemplons un superbe panorama; 
la somme des chemins empruntés
Parfois du bout des pieds
Parfois les marches quatre à quatre
Notre vie ressemble à un grand théâtre antique:
Nous y semblons si insignifiants mais c'est une illusion
car si nous chantons,
alors nos voix s'élèvent et résonnent avec splendeur

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02 juin 2016

Demain dès l'Aube...

Ces célèbres vers de Victor Hugo ont résonné fortement sous ma tignasse nouée ce matin.
Je me disais "Demain dès l'aube...demain" . Sauf que demain c'était déjà aujourd'hui. 
Une nuit sans la moindre goutte de sommeil profond. Une petite fille trop agitée dans son lit de bois et de velours.
Les doudous et les poupées ont voyagé dans ce mètre carré durant toute l'obscurité des étoiles et du silence.
Au petit jour, j'entendais les oiseaux chanter dans les pins, pas si loin. La petite fille se rendormait...moi j'étais plus éveillée que jamais...

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Alors je décidai de suivre mes pas là où ils me mèneraient.
Dans les bois.
Sous les pins majestueux.
La lumière était douce et subtile,
Les rayons du soleil pointaient chaque feuille du doigt
Une précision de pinceau et d'huile sur toile...

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Mes yeux buvaient tout ce qu'ils voyaient lorsque soudain...
"Ce fut comme une apparition..."
Une foule d'immortelles
Déesses aux diadèmes d'or

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Magie matinale. 
J'ai salué le soleil
Yoga de la forêt
J'ai salué mon âme
Pleine conscience du coeur

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Je me suis assise...j'ai observé le tableau de maître dans lequel je me trouvais,
J'ai perçu au loin le parfum du chèvrefeuille sauvage
J'ai écouté la sensuelle mélodie du silence

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J'ai poursuivi mon chemin,
parfois tendu la main
vers ce que la Nature m'offrait

Fleurs éternelles ou pomme de pin

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  Alors j'ai fermé les yeux et j'ai su...

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J'ai su que j'avais encore un grand rêve au fond des entrailles
Un rêve fou et modeste à la fois
Partagé à deux

Sous mes paupières closes s'est déroulé le parchemin de notre route
Un voyage en famille fait d'évidence et de besoin
PLUS de SIMPLICITE
PLUS de NATURE
Pas une "envie"...non...
Une sage et saine urgence qui saura prendre son temps pour éclore
Quand le rêve sera mûr et mort
pour laisser place à sa réalisation
...

 

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07 mai 2016

Bol d'oxygène au Cap Canaille

La venue de notre famille est toujours l'occasion de sillonner encore plus notre région si riche de nature 

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La route des Crêtes... limpides nuances aquatiques. Ô turquoise,  comme une abondance de gemmes féeriques. 

Marche 2

 Se sentir vivante, cernée de parfums, battue par le vent...
Un air d'Odyssée souffle sur ces hauteurs.
L'air en colère est chaud, monstre mythologique, et ses bras sont vigoureux et tendres.
Divinité séductrice aux mille visages, il vient caresser  la peau dénudée par le soleil...

Vue sur Cassis 1

Les contours épousés par les yeux, la pupille découpe le rivage du regard comme une dentelle précieuse...

Les filles regardent

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Ô toi Cap au nom espiègle
Plus haute falaise maritime d'Europe
Tu noies mes pensées
Et cela me grise
Bien être
Quiétude
Purification de l'iris et de l'âme

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Pensées vagabondes par milliers
Ô Cap

Je t'ai parcouru cent fois,
en compagnie 
ou de solitude
Rien que toi et moi
Ô Cap
Par tous les temps
 Beauté froide en hiver
Fournaise de l'été
Toujours y figer le temps
Je t'abandonne, happé par les foules,
je te retrouverai bientôt
Nous serons tous réunis.
Tes roches d'ocre, l'
âpreté de tes fleurs,
Ta mythologie et mes rêveries

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06 avril 2016

Début avril...célébrer la nature au jardin

Ce mois est une fête. Il sent le printemps. J'aime bien le verbe "fleurer". Il m'évoque les parfums, l'odeur agréable qui vient te surprendre sans te laisser le choix. Puis j'imagine bien une p'tite dam' claironner "Mmmhhhh ça fleure bon l'printemps, trouvez pas?" ...oui parfois j'ai des idées comme ça, de clichés bien franchouillards sortis d'on-ne-sait-où. J'ai plutôt grandi loin de la butte Montmartre et j'imagine des dialogues où résonne de l'Arletty "Atmosphèèère".

Avril, celui qui nous intime l'ordre de ne pas nous découvrir d'un fil.
Pour une fois, je ne vais pas encore lui désobéir. Le soleil nous boude en Provence. Je ne sais pas ce qu'on lui a fait, mais il est sacrément fâché. Il vient parfois nous narguer le matin, vers neuf heures trente cinq. Alors il souffle une douce brise d'euphorie oculaire. Il me prend des envies de bras dénudés, de lunettes noires, de Dolce Vita. Et puis hop! le voilà qui file en douce, en ricanant de sa bonne blague. Toi tu es là, les bras ballants puis tu les recouvres vite du chandail boulloché mais chaud. On attendra.

Avril. Il y a pourtant des signes qui ne trompent pas. Il suffit d'observer...comme toujours. Poser son regard. Prendre son temps. Contempler. Bien sûr que chacun peut trouver CE temps ! On a habitué nos yeux à du ping pong, gauche droite, droite gauche comme à Roland Garros. Pour tout ! Les rayons du supermarché, les gens que l'on n'ose pas regarder c'est vrai...la nature, les choses. Fast food, fast eye. Tout doit-il aller vite ?... Je réapprends à voler ce temps. Sans mentir, c'est 30 secondes pour regarder vraiment les nervures des feuilles de cornouiller ou la grappe qui se prépare sur les branches du framboisier! C'est 20 secondes -et ce pourrait être toute une vie- pour admirer profondément l'iris de mon bébé, sa fossette au coin de la bouche, côté droit uniquement. Ah oui...pas de perfection. L'asymétrie c'est humain. Le temps, les choses... Nous ne possédons rien alors volons les instants et observons...

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L'érable déployé comme des dizaines de mains tendues...puis la promesse fruitée

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Le discret myosotis (du Caucase s'il vous plaît...monsieur n'est pas n'importe qui ! d'ailleurs un peu mégalo, ou seulement angoissé, lui qui a toujours si  peur qu'on l'oublie, qu'on le relègue au rang des antiquités...il se fait appeler Outre-Manche "forget me not" ou "vergissmeinnicht" sur les bord du Rhin...mais non on ne t'oublie pas. Tu n'es pas démodé, tu es suranné...c'est bien mieux. Plus tard, jaimerais être une vieille dame surannée. J'ai de ces ambitions...

 

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Le cornouiller et son panache ! "Poussez vous les filles" semble-t-il dire aux fleurs lumieuses du second plan... "Poussez-vous, c'est pour moi les flashs"

Ah elavoilà ma belle...Wisteria...wiiissss...un bruit comme on ouvre un rideau de scène ou un pan de soie sur un dos dénudé. La belle glycine, pas rancunière. Elle aurait de quoi se plaindre. En pot, sur une terrasse...à sentir tout autour d'elle dans les tréfonds , se mouvoir les racines de sa commère la lavande. En toute liberté...Mais non...cinquante fleurs. Voilà son cadeau après seulement une année de compagnie. Merci. En chacune de ses fleurs, je découvre tous ces visages que j'avais imaginés lorsque j'étais enfant et que j'avais lu pour la première fois "Les Fleurs de la Petite Ida". Ce conte d'Andersen, mon pendant joyeux à La Petite fille aux allumettes; deux histoires de petites filles, seules, uniques, rêveuses. Des visages oui. Regardez bien. A  gauche la timide, un peu plus à l'avant une aristocrate, pomponnée et apprêtée jusqu'au bout des corolles. Ida et le joli bal des fleurs. Ma jolie glycine, voilà peut-être la clé du mystère de sa générosité. Puisque telles les fleurs du conte d'Andersen, chaque  nuit elle sort de son pot arrondi pour aller danser, elle n'a donc aucune raison de m'en vouloir.

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31 mars 2016

12/52 Lumière

 #LUMIERE

Impossible de choisir alors...un petit "medley" de mes lumières du moment. Et Dieu sait qu'on en a tous besoin non ?
Lumière douce du soir, parce que la nature s'éveille au printemps mais qu'il est tellement plaisant de la contempler quand elle joue les belles endormies engourdies de fatigue...
Et cette lumière dont on bénéficie davantage. ENFIN !
Profiter un peu plus longtemps des rayons du soleil, de sa lumière tendre en fin de journée.
Une promenade, une contemplation supplémentaire
Se baisser encore et toujours sur l'infiniment petit et découvrir des beautés cachées.
Lumière
Celle qui découpe les feuilles en liseré d'or crépusculaire
Celle qui poudre les herbes du petit matin en goutelettes de rosée
Perles de brume
Celle aussi qui caresse un ouvrage, présage de douceur autour d'un cou dénudé
Lumière


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